Hommage à Gilbert Sourbadère (1947-2021)

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Originaire du canton de Plaisance où ses parents étaient agriculteurs, Gilbert Sourbadère intègre l’École normale d’Auch puis la Faculté des lettres de Toulouse. Ses dispositions pour l’Histoire, pour l’enseignement et pour la recherche sont encouragées par ses maîtres : il sera professeur, renouvelant sans cesse ses connaissances par des travaux en archives et la fréquentation de chercheurs. Pour son diplôme d’études supérieures sur Bernard-Adolphe Granier de Cassagnac, un homme politique voisin de la ferme familiale, il reçoit en 1974 le Prix Pierre-Dumont de la Société archéologique du Gers. Dès lors, il ne cessera, par sa présence, ses responsabilités et ses contributions d’apporter le meilleur à la bonne marche de cette société savante : sous la présidence de l’universitaire Maurice Bordes puis, à partir de 1993, comme vice-président, suppléant maintes fois le président Georges Courtès.

Parallèlement Gilbert Sourbadère, nommé professeur au Lycée du Garros à Auch, publie plusieurs livres, contribue à des ouvrages collectifs (comme l’Histoire d’Auch), présente ses travaux à la SAG qui les publie dans son bulletin. Ses centres d’intérêts sont nombreux et reflètent ses préoccupations et engagements personnels : le monde paysan (les femmes dans l’agriculture, les viticulteurs, les producteurs d’Armagnac…), les hommes politiques fondateurs de la République, la presse…Travailleur acharné, sa méthode historique ne laisse aucun élément de côté et ses contributions font référence.

Tous ceux qui ont travaillé avec Gilbert Sourbadère ne peuvent oublier ses qualités humaines : sa gentillesse, sa disponibilité pour rendre service, sa fidélité, sa tolérance et sa détermination pour défendre les valeurs humanitaires.