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La Société archéologique, historique, littéraire et scientifique du Gers (depuis 1891)

La Société archéologique du Gers est née le 14 avril 1891, il y a tout juste 130 ans. Dans le foisonnement des sociétés créées au XIXe siècle, elle est en outre l’une des rares à subsister à présent. Si elle existe encore, c’est qu’elle a survécu aux crises d’adolescence, d’usure, de lassitude et de financement ; elle a surmonté les obstacles qui se sont présentés sur sa route en sachant évoluer dans une société aux multiples changements, sans renoncer pour autant à l’essentiel : un cercle convivial réunissant des hommes et des femmes désireux de partager leurs connaissances et d’en faire bénéficier leur environnement. En un mot, le réalisme de ses dirigeants a surmonté la sclérose et la nostalgie d’un monde passé qui, hélas !, ne se reproduira pas. Il est opportun de rappeler quelques traits de cette évolution.

Le nom et les objectifs de la société

Les sociétaires

Depuis sa création, la Société archéologique du Gers a accueilli plusieurs centaines de sociétaires, en majorité des hommes, tant cela « allait de soi », au XIXe siècle, que les femmes n’avaient pas leur place dans les sociétés savantes. La première est admise au début du XXe siècle, sans que personne ne s’en offusque. Le noyau initial témoigne d’une grande homogénéité d’âge, de milieu social, de formation et de culture. On les qualifie d’"amateurs éclairés". Puis la société s’ouvre à de nouveaux venus : les chartistes, les professeurs, les universitaires, les journalistes.

Les moyens d’expression

Gestion de bibliothèques, réunions ou sorties archéologiques sont des pratiques constantes dans les sociétés savantes, et même la base de leurs actions. Mais cette action serait vaine si elle n’était accompagnée de publications. Dès ses premières années, la société a publié ses travaux sous des titres divers : Archives, Mémoires, Bulletin...

Peut-on conclure une histoire inachevée ? Certes pas. Mais l’observation du bientôt siècle et demi écoulé fait ressortir que la société a su surmonter les querelles d’hommes, survivre aux crises financières et préciser ses objectifs. Le vaste champ ouvert par les fondateurs, la littérature, a cédé la place à une spécialisation : la recherche historique. L’histoire n’est pas achevée et de nouvelles pistes s’ouvrent tous les jours. La réunion de professionnels de l’histoire et d’amateurs, issus d’autres métiers, offre le cadre convivial et tolérant dans lequel chacun est à l’aise pour apporter sa contribution à une meilleure connaissance du passé du Gers et de l'ancienne Gascogne.